jeudi 6 août 2015

Samian, porte-parole de la 10e édition du World Press Photo Montréal

Événement présenté du 26 août au 27 septembre prochain au Marché Bonsecours

L’artiste multidisciplinaire (auteur-compositeur-interprète, acteur et animateur) s’intéresse également de près à la photographie, art qu’il pratique et perfectionne depuis plusieurs années, notamment à l’occasion de voyages sur plusieurs continents.

Au cours des premières semaines d’août, Samian parcourra différentes communautés autochtones du Québec afin d’y réaliser une série de portraits, dont certains seront exposés dans le cadre du World Press Photo Montréal. « La photographie est un mode d’expression et un cadre de création qui m’interpellent énormément, depuis plusieurs années. On dit qu’une image vaut mille mots, c’est d’autant plus vrai quand on explore le mode de vie des gens, qu’on cherche à témoigner d’une réalité ou à capter un moment d’universalité, à travers un angle personnel ou des perspectives différentes », souligne le porte-parole de l’édition 2015.

Ayant déjà réalisé plusieurs portraits en Afrique du Nord, dans l’Ouest canadien et en Amérique centrale, l’artiste prépare d’ailleurs sa première exposition photographique, qui sera présentée au ARTVstudio de la Place des Arts, au printemps 2016.

Depuis le lancement d’Enfant de la terre, troisième album sorti à l’été 2014, Samian a présenté son spectacle partout au Québec, a participé à quatre tournages de films, a récemment animé la minisérie Les sceaux d’Utrecht et animera dès l’automne la télésérie Le Rythme sur la chaîne télé APTN. En outre, en avril dernier, il publiait son premier recueil de textes, Plume d’aigle, aux Éditions Mémoire d’encrier. Samian est également membre d’un jury présidé par Louise Arbour, célébrant l’engagement de 40 personnes dans le cadre du 40e anniversaire de la Charte des droits et libertés de la personne. Originaire de Pikogan, communauté autochtone d’Abitibi-Témiscamingue, il est d’abord révélé au début des années 2000 par le projet Wapikoni mobile, studio ambulant de formation et de création audiovisuelle et musicale, où il enregistre plusieurs titres et réalise alors quelques vidéoclips.

À propos du World Press Photo

Fondé en 1955, le World Press Photo est une organisation indépendante et sans but lucratif basée à Amsterdam. La fondation s’engage à développer et à faire progresser des normes élevées en photojournalisme et en documentaire dans le monde entier. Au cours de l’année, l’exposition visite plus de 100 villes dans plus de 45 pays.
www.worldpressphoto.org

World Press Photo Montréal

Ayant accueilli 45 000 visiteurs l’an dernier, l’exposition emblématique de la rentrée culturelle montréalaise sera ouverte tous les jours de la semaine de 10 heures à 22 heures, en plus des populaires nocturnes offertes jusqu’à minuit les jeudis, vendredis et samedis.

25e Présence autochtone



ARTS VISUELS ET MÉDIATIQUES
Plusieurs expositions se poursuivent à Montréal dont TEIOTIOHKWENHAHTON, Tissage et visions de paix, du 5 août au 15 août à l'Espace Culturel Ashukan


CINÉMA au 25e Présence autochtone –  Palmarès

Création :

1er prix Teueikan : Café Hatuey Viveros Lavielle - Mexique - 80 min

C’est le temps immémorial d’une civilisation qui plonge ses racines au plus loin de l’occupation humaine des Amériques qui sert de toile de fond au film et lui confère, lesté de ce poids historique, une forte puissance incantatoire. Dans le village de San Miguel Tzinacapan, chaque geste, chaque intonation de la voix, chaque regard s’inscrit ainsi dans un continuum où le moindre élément du quotidien prend une valeur cérémonielle.

Pour avoir su se mouler au rythme muet des travaux et des jours et pour avoir rendu visible le lien séculaire qui unit les morts et les vivants dans l’intimité d’une famille nahua, dans une communauté autochtone du Mexique.

Le jury de Présence autochtone 2015 accorde le grand prix Teueikan à Café, un documentaire signé Hatuey Viveros Lavielle


2e prix Teueikan : Yvy Maraey Juan Carlos Valdivia - Bolivie – 105 min

Pour sa défense et illustration du gai non-savoir issu de la rencontre avec l’Autre, pour la savante construction d’ un récit aussi touffu et dense que les paysages qu’il traverse et aussi déroutant que les questions qu’il soulève, à cette œuvre inclassable, à la fois personnelle et épique,

Le jury de Présence autochtone 2015 accorde le deuxième prix Teueikan à Yvy Marey de Juan Carlos Valdivia.

Finaliste : Sume - Mumisitsinerup Nipaa Inuk Silis Høegh - Groenland - 73 min


Communautés :

1er prix Rigoberta Menchu : Le rêve d'Okpik Laura Rietveld - Canada - 73 min

Les nations autochtones sont, nous le savons trop bien, handicapées dans leur développement par la sous-scolarisation, les blessures laissées par les politiques de génocide culturel, les barrières linguistiques, l’éloignement géographique.

Un homme frappé d’une incapacité physique réussit à devenir un champion de course de traîneau d’attelage et un éleveur qui contribue à la réintroduction du chien d’attelage chez les Inuit; voilà un tour de force qui prend figure d’allégorie dans un film qui exalte les vertus ancestrales d’endurance et de courage qui auront permis aux humains d’épouser les paysages les plus austères et d’y développer des cultures uniques.

Le jury du festival Présence autochtone 2015 accorde donc le grand prix Rigoberta Menchu à une œuvre harnachée à l’espoir qui, dans un généreux mouvement, porte nos regards vers de vastes horizons de renouveau, Le rêve d’Okpik de Laura Rietveld.


2e prix Rigoberta Menchu : Comer del monte Andrea Ruffini - Paraguay - 30 min

Dans la région du Chaco paraguayen, en proie à une déforestation massive, les communautés autochtones voient la source de leur alimentation, de leur pharmacopée et de leurs récits mythologiques disparaître sous leurs yeux.

Pour un documentaire exposant sans complaisance les effets de la colonisation effrénée d’un des derniers territoires vierges de la planète, pour l’attention portée aux connaissances alimentaires et à la sagesse écologique des pratiques indigènes, le jury de Présence autochtone 2015 accorde le deuxième prix Rigoberta Menchu à Comer del monte d'Andrea Ruffini.

Finaliste : Circus Without Borders Susan Gray, Linda Matchan - USA - 69 min


Prix ex aequo - Meilleur court métrage:

Alma y Esperanza Itandehui Jansen - Mexique - 17 min

Pour un film qui, dans un langage cinématographique épuré, nous émeut en narrant l’histoire d’une rencontre entre une vielle femme et sa petite-fille que les continents avaient séparées l’une de l’autre, et qui porte, dans la sobriété de sa forme comme dans la complexité du récit qu’il raconte, la marque d’un véritable talent de cinéaste.

Le jury de Présence autochtone 2015 accorde ex aequo le prix du Meilleur court métrage à Alma y Esperanza de Itandehui Jansen.


Los Hilos de la vida de las mujeres jaguar Mujeres Mayas KAQLA - Mexique - 21 min

Au-delà du désolant constat des situations difficiles que vivent de trop nombreuses femmes amérindiennes, le film constitue un appel à dépasser les difficultés du présent et invite les femmes à puiser dans la sagesse et la spiritualité traditionnelles le courage de changer collectivement les choses.

Los hilos de la vida de las mujeres jaguar, une réalisation collective de Mujeres Mayas de Kaqla, reçoit ex-aequo le prix du Meilleur court-métrage accordé par le jury de Présence autochtone 2015.


Mention : Le Chemin rouge Thérèse Ottawa - Canada - 15 min

Finaliste : Pumanawa: The Gift Poata Eruera - Nouvelle-Zélande - 14 min

Finaliste : Mr Sanderson Ray Sanderson, Terrie McIntosh - Canada - 9 min


Meilleure direction photo :

Prix: Yvy Maraey Juan Carlos Valdivia - Bolivie – 105 min

Mention spéciale : Camino del agua Carlos Montoya - Colombie - 8 min

Finaliste : Café Hatuey Viveros Lavielle - Mexique - 80 min

Finaliste : Mr. Sanderson Ray Sanderson, Terrie McIntosh - Canada - 9 min

Coup de cœur du jury, court métrage et direction photo :

Mr. Sanderson Ray Sanderson, Terrie McIntosh - Canada - 9 min

À un film lumineux qui séduit l’œil et le cœur par sa grande beauté plastique et par l’humanité qui s’en dégage.

Le jury de Présence autochtone a décidé d’octroyer un prix spécial, Coup de cœur du jury, à Mr Sanderson, un court métrage de Ray Sanderson et Terrie McIntosh.


Prix Séquences - Meilleur documentaire : Café Hatuey Viveros Lavielle - Mexique - 80 min

La captation étonnante de justesse d’un épisode décisif de la vie d’une famille suite à la mort du père, plus qu’une chronique intime, s’avère une lumineuse ouverture vers une culture millénaire, bien vivante dans les avatars du présent, et dont la cosmovision nous devient soudain très proche grâce à un travail cinématographique exemplaire : telles sont les qualités majeures de Café qui lui méritent le prix Meilleur documentaire du festival Présence autochtone 2015, accordé par le jury de la revue Séquences.

Mention spéciale : Sume - Mumisitsinerup Nipaa Inuk Silis Høegh - Groenland - 73 min

Finaliste : El Tigre y El Venado El Salvador - Sergio Sibrián - 46 min


Coup de coeur Télé-Québec

De face ou de profil de Sharon Fontaine - Canada - 5 min

Jetant un regard frontal sur les côtés aléatoires des identités sur les médias sociaux, le film De face ou de profil de Sharon Fontaine se mérite le prix Coup de cœur de la Fabrique culturelle de Télé-Québec.

Mention spéciale: Le Chemin rouge Thérèse Ottawa - Canada - 15 min


Relève « Jeune Espoir » (MainFilm)

Xik Vuh d’Edgar Sajcabun - Guatemala 12 min

Pour avoir filé à l’écran un récit qui se déploie avec la grâce d’un cerf-volant dans le ciel et pour avoir inscrit la figure du destin dans le sourire d’une enfant à l’orée d’une forêt et de ses profondeurs mystérieuses, dans un film où l’écriture narrative est remarquablement maîtrisée, le prix Jeune espoir de Mainfilm est remis à Edgar Sajcabun pour son court-métrage Xik Vuh.


Prix APTN dédié à un(e) cinéaste autochtone qui s'est distingué(e) pendant l'année :

Tracey Deer pour Mohawk Girls (la série)

Bien périlleux virage qui part du documentaire et mène à la fiction. Ce changement de cap a brillamment été opéré par la réalisatrice d’une remarquable série télévisée qui offre avec humour et intelligence une image dénuée de tabous de la femme autochtone contemporaine.

Tracey Deer se voit donc octroyer le prix APTN 2015 pour Mohawk Girls, la série télévisuelle.

vendredi 31 juillet 2015

Le Dep à Présence Autochtone

En ce moment à Montréal, le Festival Présence Autochtone bat son plein avec des soirées DJ au centre-ville et de nombreux films parmi lesquels le long métrage Le Dep, réalisé par Sonia Bonspille-Boileau et produit par Jason Brennan de Nish Media qui clôturera cette 25e édition du festival. Le film met en vedette Eve Ringuette (nominée aux Jutra pour le film Mesnak) Marco Collin, Charles Buckell Robertson, qui étaient également de la distribution de Mesnak et Yan England.

Un soir, sur le territoire d’une communauté amérindienne de l’Outaouais, Lydia (Eve Ringuette) est sur le point de procéder à la fermeture pour la nuit du Dépanneur de son père où elle travaille occasionnellement. Mais un individu s’introduit soudainement armé et masqué, et lui ordonne de lui remettre la caisse. Cependant, elle reconnait le voleur, à sa voix et ses yeux. Les décisions qu’elle prendra par la suite auront dans sa vie des conséquences multiples.

«L’histoire prend place dans une communauté autochtone, et elle expose des fléaux autochtones modernes au Canada, mais les émotions que je voulais faire ressentir et les personnages que j’ai tentés de créer ont d’abord et avant tout comme objectif de sensibiliser les gens. » Sonia Bonspille-Boileau

La production du film a bénéficié du programme de micro budget de Téléfilm Canada. Le producteur et la réalisatrice participeront le 5 août à des ateliers consacrés à ce type de production dans le cadre de rencontres professionnelles organisées par Présence autochtone.

Le Dep, distribué par K-Films Amérique, prendra l’affiche au Québec le 7 août prochain.

Pour voir toute la programmation et plus d'infos sur les nombreuses activités inédites :
www.presenceautochtone.ca

La prochaine fois je viserai le coeur

À l’affiche le 31 juillet prochain

Sortie en salle du film de Cédric Anger La prochaine fois je viserai le cœur mettant en vedette Guillaume Canet nommé dans la catégorie du meilleur acteur au César et au Prix Lumière 2015 ainsi que Ana Girardot et Jean-Yves Berteloot. Le film sortira au Québec le 31 juillet.

Pendant plusieurs mois, entre 1978 et 1979, les habitants de l’Oise se retrouvent plongés dans l’angoisse et la terreur : un maniaque sévit, prenant pour cibles des jeunes femmes. Après avoir tenté d’en renverser plusieurs au volant de sa voiture, il finit par blesser et tuer des auto-stoppeuses choisies au hasard. L’homme est partout et nulle part, échappant aux pièges des enquêteurs et aux barrages. Il en réchappe d’autant plus facilement qu’il est en réalité un jeune et timide gendarme qui mène une vie banale et sans histoires au sein de sa brigade. Gendarme modèle, il est chargé d’enquêter sur ses propres crimes jusqu’à ce que les cartes de son périple meurtrier lui échappent.

C’est la première collaboration entre Cédric Anger et l’acteur Guillaume Canet. Celui-ci explique que « Cédric s’était immergé totalement dans cette histoire et avait nourri le scénario de détails très importants, il s’était beaucoup renseigné sur l’affaire. C’est une expérience de lecture très rare et je n’ai pas hésité une seconde ».

D’après l’ouvrage Un assassin au-dessus de tout soupçon d’Yvan Stefanovitch et basé sur l’histoire réel du gendarme Alain Lamarre, La prochaine fois je viserai le cœur, est scénarisé et réalisé par Cédric Anger. En 2002, Anger réalise Novela son premier court métrage et écrit Deux pour Werner Schroeter. Son premier film, Le Tueur (2008), lui vaut d’être distingué par Variety parmi les dix cinéastes européens à suivre.

Distribué par AZFilms, La prochaine fois je viserai le cœur prend l’affiche au cinéma Beaubien (Montréal), au cinéma Le Tapis Rouge (Trois-Rivières) et au cinéma le Clap (Québec) le 31 juillet prochain.

La Montagne magique d'Anca Damian en ouverture des 14es Sommets du cinéma d'animation :

La 14e édition des Sommets du cinéma d’animation s’ouvrira avec la projection du long métrage documentaire d’animation La Montagne magique de la cinéaste roumaine Anca Damian. Coproduction franco-roumaine d’Aparte Film et Arizona Productions, le film a récemment reçu une mention spéciale du jury au festival de Karlovy Vary après avoir été présenté en première mondiale au festival d’Annecy.

La Montagne magique relate l’histoire vraie d’Adam Jacek Winkler, réfugié polonais en France, ayant fui le communisme polonais puis combattu en Afghanistan aux côtés du commandant Massoud contre l’armée soviétique. Vivant parfois en marge de la loi, cet aventurier indépendant et courageux était également artiste et alpiniste. Captivant et émouvant, le film, qui traverse près d’un demi-siècle d’histoire, nous fait revivre les bouillonnements sociaux et politiques du XXe siècle à travers les péripéties de cet aventurier singulier. Combinant peinture, collages et photographie, il déploie une palette d’expression riche et variée.

Anca Damian a étudié la direction de la photographie à l’Académie de théâtre et cinéma de Bucarest ; elle est également diplômée d’un doctorat en Cinéma et Média. Elle réalise son premier long métrage, Rencontres croisées, en 2008. Le voyage de Monsieur Crulic (2011), son deuxième long métrage, est un documentaire d’animation sélectionné dans plus de 150 festivals internationaux dont Locarno, BFI London, Annecy, Copenhague, Pusan et le New Directors/New Films de New York. Le film reçoit plus de 35 prix internationaux, notamment le Cristal du long métrage au Festival du Film d’Animation d’Annecy. Son troisième film, Un été très troublé (2013), est primé à trois reprises par l’Union des réalisateurs roumains. La Montagne magique, documentaire d’animation, est son quatrième long métrage.

La 14e édition des Sommets du cinéma d’animation se tiendra à Montréal du 25 au 29 novembre 2015. Les soumissions sont ouvertes jusqu’au 14 septembre prochain via le www.cinematheque.qc.ca/fr/sommets 

Marshland (La isla minima)

Anatomie d’un double crime

Un thriller d’Alberto Rodriguez

À l’affiche le 14 août

Le film Marshland (La Isla minima) réalisé par Alberto Rodriguez, prendra l’affiche au Québec le 14 août prochain.

Mettant en vedette Raul Arévalo, Javier Gutiérrez et Antonio De La Torre, le film a gagné 10 prix Goya incluant celui du meilleur film. Marshland a également remporté des prix dans 9 catégories au Writers Circle Awards dont meilleur film ainsi que 5 prix au Feroz Awards, 2 prix au José Maria Forqué et le trophée du meilleur film espagnol au Fotogramas de Plata.

Deux flics que tout oppose, dans l'Espagne post-franquiste des années 1980, sont envoyés dans une petite ville d'Andalousie pour enquêter sur l'assassinat sauvage de deux adolescentes pendant les fêtes locales. Au coeur des marécages de cette région encore ancrée dans le passé, parfois jusqu'à l'absurde et où règne la loi du silence, ils vont devoir surmonter leurs différences pour démasquer le tueur.

Rodriguez a co-réalisé The Pilgrim Factoc, son premier long métrage en 2000 avec Santi Almodeo. Le film a été présenté en première au Festival de film de San Sebastian où il reçu une mention spécial du jury. Rappelons qu’en 2007, le film d’Alberto Rodriguez 7 Virgins a reçu six nominations aux Prix Goya dont meilleur film et meilleur réalisateur. En 2013, le réalisateur a été récompensé avec la médaille d’or d’Andalusia.

Marshland (La Isla minima) est distribué par AZ Films et prendra l’affiche au Québec le 14 août 2015.

22e édition du Marché public de Pointe-à-Callière

Samedi 22 août, de 10 h à 20 h
Dimanche 23 août, de 10 h à 18 h
Sur la place Royale et aux abords du Musée
GRATUIT

Nous sommes en 1703 et le gouverneur Louis-Hector de Callière vient tout juste de mourir. C’est la toile de fond que Pointe-à-Callière, cité d'archéologie et d'histoire de Montréal, mettra de l’avant cette année lors de son désormais célèbre Marché public dans l'ambiance du 18e siècle qui plonge le visiteur en plein cœur de la Nouvelle-France. Pour l’occasion, marchands, amuseurs, artisans, et Autochtones, tous vêtus de costumes d'époque, se donneront rendez-vous les 22 et 23 août prochains sur la place du marché, tout autour du Musée et de la place Royale, dans le Vieux-Montréal.

Le Marché public de Pointe-à-Callière est un événement phare du Musée depuis 22 ans maintenant. Dans une ambiance familiale, Pointe-à-Callière transforme ses abords en un lieu d'animation historique divertissant et instructif. Le Marché public attire maintenant une nouvelle génération de parents qui ont eux-mêmes visité le site à ses débuts avec leurs parents. Une preuve que la fête rejoint tous nos publics!


Une tradition européenne

Pointe-à-Callière recrée la place du marché sur le site même qu'elle occupait pendant le régime français. À cette époque, le marché avait lieu deux fois par semaine et la place du marché constituait, suivant la tradition européenne, la principale place publique de la ville. C’est là que l’huissier faisait la lecture des ordonnances, et que paysans, commerçants, cabaretiers, ouvriers, voyageurs, soldats, matelots, nobles, bourgeois et fonctionnaires se côtoyaient pour vendre et acheter, tout en échangeant nouvelles et potins... C’est là encore que musiciens ambulants, amuseurs publics et artisans faisaient d’une journée au marché un vrai plaisir!


Deux jours d’animation comme au temps de la Nouvelle-France

En plus de la visite de musiciens et d’artisans, le Marché public fait une large place à l'animation où une centaine de personnages reproduisent avec brio des scènes d'époque. Un régiment militaire et un campement amérindien sont également au centre des festivités.


Rendez-vous avec l’historien Jacques Lacoursière

Fidèle au rendez-vous, l’historien Jacques Lacoursière sera présent au Marché public, et ce, pour une 22e année consécutive. D'abord conseiller historique principal du Marché, il a par la suite tenu le rôle de l'écrivain public qui enseignait l'art d'écrire à la plume d'oie, tout en discutant de l'histoire de Montréal avec les participants. Chaque année, depuis son propre kiosque, c’est avec passion qu’il partage, avec toujours autant de plaisir, ses connaissances sur la Nouvelle-France. Jacques Lacoursière est, sans contredit, un hôte incontournable du Marché!


Une prestation des Buffalo Hat Singers à ne pas manquer!

Le Buffalo Hat Singers est un groupe de chanteurs de pow-wow contemporain basé à Montréal. C’est aux rythmes des tambours traditionnels que le groupe interprètera des chants pow-wow, principalement en langue anishinab.

Pendant le Marché public, les 22 et 23 août, les détenteurs de la carte accès Montréal pourront bénéficier d’un rabais de 20 %, applicable sur le prix d’entrée au Musée. La Boutique du Musée offrira également un rabais de 10 % sur tous les produits.