mercredi 14 novembre 2018

La maison aux 67 langues

Une production Pas de panique en codiffusion avec La Manufacture
Présentée à La Licorne du 5 au 23 mars 2019

Assistance à la mise en scène Andrée-Anne Garneau . Décor Jonas Bouchard Costumes Linda Brunelle . Éclairages Julie Basse . Musique Jeannot Bournival

À Jérusalem, Abu Dalo, intellectuel palestinien, et Shimon, militaire israélien, se disputent la propriété d’une maison qui, jouissant du don de la parole, s’est promise aux deux hommes dans des circonstances différentes. Réunis par un étrange hasard et soucieux de préserver leur propre histoire, ils tisseront un lien à la fois tendu et mystique. Puis viendra la rencontre improbable de leurs enfants respectifs : Suha, adolescente cinglante et rebelle, et Alex, jeune homme idéaliste persuadé de pouvoir régler le conflit au Moyen-Orient par l’entremise de la Révolution du cunnilingus.

Présentée en lecture publique à La Licorne lors de l’édition 2015 de La Dizaine des auteurs, La maison aux 67 langues ( House of Many Tongues ), de l’auteur canadien Jonathan Garfinkel, a été en nomination pour le prix du Gouverneur général en 2011.

mardi 6 novembre 2018

Impetus

Les Films de Jennie et La Distributrice de films sont fiers de présenter IMPETUS, un film hybride écrit, réalisé et produit par Jennifer Alleyn. Il sera présenté en première mondiale, en compétition nationale longs métrages, à la 21e édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM), qui aura lieu du 8 au 18 novembre.  

 
Entre fiction et documentaire, New York et Montréal, IMPETUS est une réflexion sur la création et la remise en mouvement. Mariant l’essai poétique et l’autofiction, c’est aussi un film sur un film en train de se construire sous nos yeux. La cinéaste entraîne dans sa quête ses deux alter-égos, Emmanuel Schwartz et Pascale Bussières, dans une ode aux possibilités qu’offrent les interstices entre réel et imaginaire.

BANDE-ANNONCE : vimeo.com/292149035

IMPETUS sera projeté en grande première aux RIDM le vendredi 9 novembre à 19h au Cinéma du Musée (1380, Rue Sherbrooke O), en présence de la cinéaste Jennifer Alleyn et des protagonistes au cœur du film : Emmanuel Schwartz, Pascale Bussières, John Reissner et Esfir Dyachkov.

Une deuxième projection aura lieu le mardi 13 novembre à 18h à la Cinémathèque québécoise – Salle Canal D (335 Boul. Maisonneuve E), en présence de Jennifer Alleyn.

Distribué par La Distributrice de films, IMPETUS prendra l’affiche au Québec à l’hiver 2019.

À propos de la cinéaste Jennifer Alleyn
Née en Suisse, Jennifer Alleyn est une artiste et cinéaste primée, établie à Montréal. Pour son baptême cinématographique, elle participe en 1991 à l’émission La Course destination monde (Radio-Canada) et tourne 26 courts métrages en solo, sur 5 continents, d’où se dégagent humanisme et sensibilité artistique, qualités que l’on retrouve ensuite dans ses fictions : Cosmos, primé à Cannes en 1997 et Svanok, meilleur court métrage aux Rendez-vous du cinéma québécois en 2006. L’atelier de mon père, son premier long métrage, a remporté en 2008, le prix de la Meilleure œuvre canadienne au 26e Festival International du Film sur l’Art de Montréal (FIFA), ainsi qu’un Prix Gémeaux et fut nommé aux Jutra pour le Meilleur documentaire. En 2011, elle scrute le regard acide du peintre allemand Otto Dix, avec Dix fois Dix qui remporte le prix Tremplin pour le monde ARTV, au FIFA. Elle collabore avec Nancy Huston à une installation présentée au Musée des Beaux-Arts de Montréal. Elle expose son travail plastique récent en 2016 à la Galerie C de Neuchâtel (Suisse). En 2018, elle lance IMPETUS, un premier long métrage hybride mettant en vedette Emmanuel Schwartz et Pascale Bussières, qui invite la fiction à dialoguer avec le cinéma-vérité.

IMPETUS
Québec. 2018. 94 minutes. Version originale française et anglaise, avec sous-titres anglais et français
Avec Pascale Bussières, Emmanuel Schwartz, John Reissner, Esfir Dyachkov, Jennifer Alleyn, Besik Kasarian et Béatrice Mc Aviney.
 
Scénario : JENNIFER ALLEYN | Réalisation : JENNIFER ALLEYN | Montage : EMMA BERTIN | Image : JENNIFER ALLEYN, ÉTIENNE BOILARD | Son : MARIE-CLAUDE GAGNÉ, LOUIS GIGNAC, BRUNO PUCELLA, LAURENT BÉDARD, MARTYNE MORIN | Musique : EDOUARD FERLET | Producteurs délégués : DANIEL PLANTE, DAVID CLERMONT-BÉIQUE | Productrice : JENNIFER ALLEYN | Production : LES FILMS DE JENNIE | Distribution (Canada) : LA DISTRIBUTRICE DE FILMS

Site - Jennifer Alleyn : jenniferalleyn.com
Site - La Distributrice de films : ladistributrice.ca/catalogue-films/impetus

PROJECTIONS AUX RIDM
Vendredi 9 novembre à 19h au Cinéma du Musée – en présence de l’équipe du film
Mardi 13 novembre à 18h à la Cinémathèque québécoise (Salle Canal D) – en présence de la cinéaste
Information et billetterie : ridm.ca/fr/films/impetus

Les Films de Jennie est une maison de production montréalaise fondée en 2004 par la cinéaste Jennifer Alleyn. La compagnie a pour mission de produire un cinéma d’auteur de qualité. Les Films de Jennie compte actuellement parmi sa filmographie des courts métrages et des documentaires qui ont été sélectionnés et primés dans de nombreux festivals en Europe (France, Belgique, Irlande) et en Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis). Par ailleurs, la compagnie produit également des bandes vidéo d’art.

50 ans après 1968

CINQUANTE ANS APRÈS 1968 :
TROIS ATELIERS PRATIQUES AUX RIDM
Cinquante ans après 1968, les RIDM, grâce au soutien du Conseil des arts du Canada, présentent trois ateliers qui explorent les enjeux fondamentaux de la pratique documentaire en situation de conflit social. Ces ateliers gratuits seront l’occasion pour les professionnel.le.s, les étudiant.e.s et le grand public de profiter de l’expertise d’invité.e.s exceptionnel.le.s.

ATELIER #1 - Documenter : Un travail à haut risque

Dimanche 11 novembre - de 10h00 @ 11h30

Intervenant: Jonathan Saruk, producteur/directeur photo (Suède)
   

La pratique documentaire peut impliquer des tournages dans des environnements imprévisibles et dangereux. Tourner dans ces zones de conflits ou des contextes propices à l’escalade de la violence exige que les cinéastes et leurs équipes soient bien préparé.e.s, et aient en main le maximum d’outils et de connaissances. Le producteur, directeur photo et photojournaliste suédois Jonathan Saruk a couvert la guerre en Afghanistan de 2008 à 2012, les printemps arabes du Yémen et de Bahreïn en 2011, plusieurs insurrections à Gaza et en Cisjordanie, la rébellion dans l’est de la RDC, ainsi que des événements post-conflit en Sierra Leone, en Ukraine et en Colombie. Il propose dans cet atelier de partager son expérience personnelle et d’outiller au mieux les participant.e.s qui considèrent tourner dans des zones à risque.

Jonathan Saruk offrira un tour d’horizon sur les questions à se poser et des possibilités à envisager dans ces contextes, lorsque l’on se prépare à un travail à haut risque, tout en illustrant sa présentation d’exemples concrets tirés de son expérience.


ATELIER #2 - La loi des images
Lundi 12 novembre - de 14h00 @ 15h30

Intervenant.e.s
Remy Khouzam, avocat spécialisé dans le domaine de la production audiovisuelle et numérique
Mélissa Beaudet, réalisatrice (Police Académie - RIDM 2015, 180 JOURS)

La manière de capter les images des autres a beaucoup changé depuis l’époque du cinéma direct. Aujourd’hui, les pratiques documentaires s’inscrivent dans un contexte bien différent, où le développement des technologies et l’explosion des médias sociaux ont permis à tou.te.s de prendre des images et de les diffuser largement. Nous sommes plus que jamais attentif.ve.s à notre image et à celles des autres, à leur dimension sacrée dans l’espace public. Il a donc été important de poser des balises juridiques à l’utilisation et l’exploitation des images.

L’avocat Remy Khouzam nous propose de mieux comprendre le droit à l’image grâce à un tour d’horizon des dispositions législatives et un survol jurisprudentiel. La cinéaste Mélissa Beaudet partagera son expérience de réalisation dans des situations délicates, telles que les tournages avec des mineur.e.s et des personnes vulnérables. En illustrant l’atelier d’exemples concrets de tournage et de montage, ils discuteront du bon équilibre à garder entre respect du sujet et intérêt public, vie privée et liberté d’expression.


ATELIER #3 - Esthétique et analyse de la révolution

Mardi 13 novembre - de 14h00 @ 15h30

Intervenante : Narimane Mari, cinéaste (Loubia Hamra - RIDM 2013, Le fort des fous - RIDM 2017)

Moment décisif pour le cinéma documentaire, le mois de mai 1968 est souvent discuté dans une perspective purement eurocentrique. Et pourtant, il a créé une constellation de cinémas couvrant l’ensemble du globe, de l’Amérique du Sud à l’Afrique, en passant par l’Asie et le Moyen-Orient. Les insurrections anticoloniales font partie de cette énergie créatrice, et il est important de se rappeler que le cinéma documentaire né de 68 est aussi un cinéma de la décolonisation. La cinéaste franco-algérienne Narimane Mari s’inscrit certainement dans cet héritage.


De manière interactive avec les participant.e.s, la cinéaste s’interrogera sur l’esthétique des événements historiques et contemporains. Pour Narimane Mari, les émotions, les fantasmes et les rêves sont des éléments aussi majeurs dans l’appréhension de l’Histoire que les enjeux politiques, idéologiques et factuels, car ce sont eux qui font l’image cinématographique. Elle expliquera son travail de composition avec différentes sources, sa manière de les interroger chez chaque protagoniste, et de les situer dans leur environnement. Quelle liberté peut-on prendre à ouvrir et mêler ces sources? Quelle responsabilité a-t-on dans ce qui se crée et se dit? Comment l’imaginaire peut-il exploser le réel tout en restant fidèle au sujet? Est-il parfois approprié d’occulter l’esthétique?

Ces trois ateliers sont gratuits et ouverts à tou.te.s.

Seul festival au Québec entièrement dédié au documentaire, les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) offrent au public le meilleur du cinéma du réel en rassemblant les grands auteurs et les nouveaux talents à découvrir.

La 21e édition des RIDM se déroulera du 8 au 18 novembre 2018.
Informations : www.ridm.ca / info@ridm.ca


Rêveuses de villes

Maison 4:3 et Couzin Films sont fiers d’annoncer que Rêveuses de villes, long métrage documentaire réalisé par Joseph Hillel, sera présenté en première mondiale à la 21e édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM), qui aura lieu du 8 au 18 novembre. 

Rêveuses de villes est à la fois un documentaire sur nos villes qui ne cessent de grandir et un film sur quatre architectes exceptionnelles : Phyllis Lambert, Denise Scott Brown, Cornelia Hahn Oberlander et Blanche Lemco van Ginkel. Quatre pionnières engagées et inspirantes qui n’ont cessé́ de travailler, d’observer et de réfléchir aux transformations des villes.

À l’occasion des RIDM, le film sera projeté en grande première le samedi 10 novembre à 17h au Cinéma du Musée (1380, Rue Sherbrooke O), en présence de Phyllis Lambert, de Brenda van Ginkel, fille de Blanche Lemco van Ginkel, et du réalisateur Joseph Hillel.

Une deuxième projection aura lieu le jeudi 15 novembre à 20h30 à la Cinémathèque québécoise (335 Boul. Maisonneuve E), suivie d’une discussion intitulée « La ville de demain » avec Renée Daoust (architecte, urbaniste et associée chez Daoust Lestage), Gil Hardy (architecte, cofondatrice de la firme montréalaise NÓS) et Joseph Hillel (cinéaste).

Distribué par Maison 4:3, Rêveuses de villes prendra l’affiche au Canada en 2019.

À propos du cinéaste Joseph Hillel
Originaire d’Haïti, le cinéaste Joseph Hillel écrit, réalise et produit des films sur l’art. Son premier film, Ordinaire ou super (2004), présente le travail du grand architecte Mies van der Rohe. Karsh Is History (2009) révèle un portrait du célèbre photographe. Ayiti Toma, au pays des vivants (2013) est une réflexion sur la riche culture haïtienne. Auparavant, à la tête de Qu4tre par Quatre Films, Joseph a également produit des courts et longs métrages, fictions et documentaires.

Rêveuses de villes
Québec. 2018. 80 minutes. Version originale française et anglaise, avec sous-titres anglais et français
Avec la participation de Phyllis Lambert, Denise Scott Brown, Cornelia Hahn Oberlander et Blanche Lemco van Ginkel.

Scénario : JOSEPH HILLEL, BRUNO BAILLARGEON | Réalisation : JOSEPH HILLEL | Montage : HEIDI HAINES | Image : LÉNA MILL-REUILLARD, STÉPHANIE WEBER BIRON, ÉTIENNE BOILARD | Prise de son : MARTYNE MORIN | Conception sonore : STÉPHANE CARREAU | Mix : ALEXANDRE WANG-LEGENTIL | Musique originale : JEAN-OLIVIER BÉGIN | Animations graphiques : GUY LESSARD | Productrice déléguée : LYNNE SPENCER | Producteur : ZIAD TOUMA | Production : COUZIN FILMS | Distribution (Canada) : MAISON 4:3

mercredi 24 octobre 2018

Dobet Gnahoré

Suite à des circonstances indépendantes de notre volonté, la tournée nord-américaine de l'artiste ivoirienne, Dobet Gnahoré, vient d'être reportée. Nous vous tiendrons au courant pour plus de détails. 

Les détenteurs de billets pourront être remboursés au point d'achat


 

Dobet Gnahoré: Afro-électrisante!


La chanteuse ivoirienne de renommée internationale, Dobet Gnahoré, sera en concert le vendredi 23 novembre, au Théâtre Fairmount. Une présentation des Productions Nuits d’Afrique à l’année.

Première artiste ivoirienne à gagner un Grammy Award (2010), Dobet marque un grand retour à Montréal après 8 ans d’absence. Elle vient nous présenter son tout dernier album MIZIKI qui signifie « musique » en langue bété (langue parlée en Côte d’Ivoire). Avec Nicolas Repac à la réalisation, ce 5e album aux touches afro-électro-pop, écrit et composé en grande partie par Dobet elle-même, rend hommage à l’Afrique riche, généreuse et unifiée et à la force des femmes africaines.

« Celle qui a hérité de la force des traditions bété de son père (…) continue de promouvoir une musique afro-pop nourrie aux mélodies des 4 coins du continent » Amina Magazine, 2018

Fille du réputé percussionniste Boni Gnahoré et élevée au village de la compagnie de théâtre Ki Yi M’Bock à Abidjan (créé par la metteur en scène camerounaise Werewere Liking), Dobet a toujours baigné dans la musique et les arts. Véritable performeuse, cette artiste aux mille et une facettes avec plus de 800 concerts à son actif, a pour réputation d’enflammer la scène avec sa voix puissante et ses pas de danse énergiques.

« Charismatique, puissante et amusante, elle embarque à chaque fois le public dans ses aventures avec une générosité qui n’appartient qu’à elle. » La presse de la Manche, 2018

Chanteuse engagée, prônant la liberté et l’unité, elle est nommée ambassadrice des Droits de l’Homme, en 2014 aux côtés de Traoré Salif, (lead vocal du groupe Magic System). Porte-étendard d’une nouvelle génération africaine audacieuse et déterminée, Dobet Gnahoré célèbre dans ses paroles et sur scène la femme vaillante, bienveillante et altruiste. Un retour très attendu à Montréal!

lundi 22 octobre 2018

Festival des films d'Asie du Sud

26-28 octobre & 2-4 novembre 2018
Montréal

La 8e édition du Festival des films d'Asie du Sud de Montréal propose des films captivants et divertissants qui agissent comme fenêtre sur le monde de l'Asie du Sud; un aperçu des transformations sociales, économiques et politiques. Ils obligent le public à réaliser combien il y a de communs entre les cultures. Les discussions quotidiennes après le visionnement sont d’excellentes occasion pour construire des ponts multiculturels et pour améliorer la compréhension interculturelle.

Le seul festival de films sud-asiatiques au Québec, Montréal a la chance de voir ces films primés qui ne sont normalement pas montrés dans les salles de cinéma commerciales.

Une sélection éclectique de films primés provenant du sous-continent indien ou de sa diaspora

FESTIVAL DES FILMS DE L’ASIE DU SUD DE MONTRÉAL
26-28 octobre & 2-4 novembre, 2018
CINEMA DE SÈVE, UNIVERSITÉ CONCORDIA
1400 DE MAISONNEUVE OUEST
Billets: 10$ (achat en ligne via site internet FFASM ), 10$ à la porte
Passeport Festival- 46.14$ pour le festival entier (26 films)
www.saffm.centrekabir.com

vendredi 19 octobre 2018

SALON TOURISME VOYAGES

C'est aujourd'hui, samedi et dimanche à la Place Bonaventure. Embarquement immédiat pour du dépaysement garanti dans tous les plus beaux endroits du monde.


http://www.salontourismevoyages.com/informations-pratiques/
https://montreal157.wordpress.com/2018/10/19/salon-tourisme-voyages/

mercredi 17 octobre 2018

RIDM

Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) sont de retour cette année pour une 21e édition qui se tiendra du 8 au 18 novembre 2018. Avec une sélection de 157 films en provenance de 47 pays et de nombreuses discussions et activités gratuites, les RIDM poursuivent plus que jamais leur mission de démocratisation et de promotion du cinéma d’auteur documentaire.

Le festival présentera 25 premières mondiales, 17 premières nord-américaines, 30 premières canadiennes et 51 premières québécoises. Avec 71 films québécois et canadiens, les RIDM s’affirment comme un événement incontournable pour les artistes locaux et affichent à nouveau leur volonté de promouvoir le travail des femmes puisque 81 femmes cinéastes (pour 77 hommes) font partie de la sélection cette année. 11 prix seront décernés aux films gagnants de la sélection 2018.

Panorama, États du monde, Portraits, UXdoc, Rétrospectives, Ateliers, Discussions, Programmation musicale...

Toute la programmation : http://www.ridm.qc.ca/

BIRTHMARK


Birthmark est la troisième de la trilogie à double diaspora de Stephen Orlov avec Salaam-Shalom et Sperm Count. Il est controversé parmi les deux communautés et beaucoup d'autres avec une opinion forte sur les relations entre juifs et palestiniens. Ce drame familial / comédie noire traverse des clivages sociaux et culturels.
Teesri Duniya Theatre a remporté dimanche soir le prix META pour l’équité, la diversité et l’inclusion, reconnaissant ainsi le travail de la compagnie qui lutte pour la diversité sur scène ; embauche d'innombrables réalisatrices, engage et encadre des artistes émergent, met en lumière les groupes et les individus sous-représentés, donne la parole à ceux-ci et défend les groupes minoritaires ayant leur place dans l'histoire du théâtre.

Nota:
La première est samedi, le 3 novembre
Il y aura une causerie après les performances le 4, 6, 8, 11, 13, 15 novembre, avec les invités
Billet de réduction spécial : dimanche le 4 novembre – 2-pour-1 avant le 2 novembre par téléphone seulment

Teesri Duniya Theatre, fier récipiendaire cette année du prix Équité, Diversité et Inclusion par le Montreal English Theatre Awards (META) 

La première mondiale de la pièce Birthmark livre une vision convaincante d’une paix et d’une justice sociale

BIRTHMARK
Écrite par Stephen Orlov
Mise en scène par Michelle Soicher & Liz Valdez
Samedi, 3 novembre Dimanche, 18 novembre, 2018

“Sionisme névrotique. C’est une nouvelle discipline. J’ai débuté dans un sionisme professionnel, mais je ne suis pas douée en mathématique; donc c’était difficile de calculer les pertes quotidiennes. ”—Karima

Montréal,  octobre 2018 – Les médias regorgent d’articles à propos de la radicalisation chez les jeunes. Insérant le sujet dans une histoire humaine et familiale, la plus récente oeuvre du dramaturge Stephen Orlov utilise la comédie noire pour traverser la division culturelle entre les communautés de diaspora juives et palestiniennes du Canada. MAI (Montréal, arts interculturels) présente la première mondiale de la pièce Birthmark du Teesri Duniya Theatre du 3 au 18 novembre. Cette pièce audacieuse qui se déroule à Montréal, dirigée par Michelle Soicher et Liz Valdez, amène les gens à se poser des questions dures et actuelles par rapport au Moyen-Orient. Poursuivant son mandat d’encourager le dialogue, Teesri Duniya Theatre organisera une discussion avec le public avec personnes invitées après certaines représentations.

Racontée de manière poignante et avec humour noir, Birthmark défi les représentations dominantes du conflit israélo-palestinien. Se déroulant principalement la veille de la victoire incendiaire de Donald Trump en tant que président, deux familles, l’une juive, la seconde palestinienne, attendent anxieusement le destin de leurs enfants, attirés par la radicalisation chez les jeunes, le fondamentalisme et la guerre. L’auteur juif David Stein essaie désespérément de saboter le plan de son fils Nelson d’abandonner McGill et de rejoindre une colonie israélienne ultra-orthodoxe sur la rive occidentale en révélant un secret de famille à propos de Jamila Hassan, un professeur palestinien. Karima, la fille adoptée de Jamila disparait soudainement de l’UQAM, dans une mystérieuse mission politique à l’étranger, provoquant une investigation du SCRS. Les deux parents célibataires s’unissent avec réticence pour s’aider à sauver leurs deux  enfants uniques de scénarios de vie ou de mort, ce qui nous amène à cogiter sur l’essence de notre humanité commune. Birthmark livre une vision convaincante d’une paix et d’une justice sociale.

Dalia CharafeddinePatrick KeelerHoward RosensteinStephen Spreekmeester et Natalie Tannous composent la distribution talentueuse et culturellement diversifiée, incluant des acteurs juifs et palestiniens.

Élevé avec des histoires bibliques sur comment ses ancêtres juifs ont combattu l’oppression et marqué par ses peurs d’enfance à propos de l’Holocauste, le dramaturge Stephen Orlov a commencé à se demander pourquoi les juifs, qui ont fondé l’état d’Israël pour mettre un terme à l’oppression, dépossédaient maintenant des gens qui y vivaient depuis des siècles. Pour Orlov, une pièce chargée politiquement doit être livrée par des personnages qui dépeignent une palette morale allant de la fragilité à la force humaine; des personnages en conflit avec leur époque, leur place et leur culture. “L’appropriation culturelle doit être évitée, mais si les auteurs n’osent pas traverser la division culturelle avec diligence et respect mutuel, nous allons perdre de vue notre objectif visionnaire. Mon rôle en tant que dramaturge est de raconter des histoires qui transforment le politique en personnel. Plus le thème est sérieux, plus je peux utiliser la comédie noire et le côté théâtral, voire par moment surréaliste, pour le livrer,” raconte-il.

Pour le directeur artistique du Teesri Duniya Theatre, Rahul Varma, il n’y a aucun enjeu plus pressant au Canada que celui de cultiver l’harmonie sociale à travers la pléthore de cultures qui fait du Canada leur maison : “Malgré le conflit israélo-palestinien au Moyen-Orient qui apparait compliqué et interminable, Birthmark offre une plateforme de dialogue dans laquelle les diasporas juives et arabes peuvent transformer le conflit politique à l’étranger en une initiative de paix à la maison. Il s’agit d’une histoire locale montréalaise qui adresse un thème global.”

“La force du théâtre est la façon dont le conflit affecte les gens les familles, en permettant à ceux qui sont affectés d’aller chercher une compréhension émotionnelle des enjeux politiques denses,” explique la co-metteuse en scène  Michelle Soicher. Elle ajoute “Nelson et Karima sont emplis d’une passion et d’un idéalisme, comme le sont tellement de jeunes. Il y a une immense pression qui repose sur eux de faire quelque chose, d’écrire le prochain chapitre de leur communauté. Ils ont un sens profond de leur histoire, mais ils doivent choisir à quoi ressemblera leur futur.”

“C’est tellement douloureux lorsque vos enfants prennent des décisions dangereuses qui vont à l’encontre de tout ce que vous leur avez appris. Ils s’apprêtent à se lancer dans le vide et il n’y a rien que vous puissiez faire pour les attraper.”—David

Dalia Charafeddine, née au Canada de parents libanais-palestiniens, joue Karima. Birthmark la rejoint à un niveau très personnel: “C’est rafraichissant de voir une histoire qui dépeint l’humanité qui est en train d’être supprimée et perdue dans l’occupation israélienne, qu’elle soit palestinienne, juive ou israélienne. La politique nous oblige à être réduits à des victimes, des ennemis, des oppresseurs…nous devons nous accrocher à notre compassion pour créer un futur plus prospère et paisible. J’espère que le public remettra dorénavant en question ce qu’il lit ou entend dans les médias avant de l’accepter comme vérité. ”

Pour la conceptrice des décors et des costumes, Sabrina Miller, utiliser l’occupation israélienne comme fond à l’histoire parent-enfant est saisissante. Son décor incorpore des formes et une architecture  ottomanes et byzantines, de même que des mosaïques, des tons froids  et du bois naturel. Elle a peint à la main des textes arabes et hébreux sur les costumes. Le concepteur sonore, Rehan Lalani, a choisi des instruments qui représentent l’héritage des personnages, qui se mélangent ou détonent pour chaque scène. Eric Mongerson est le concepteur d’éclairages et la metteure en scène est Elyse Quesnel.

Birthmark 3 au 18 novembre, 2018
Le théâtre Teesri Duniya au MAI (Montréal, arts interculturels), 3680 rue Jeanne-Mance
Billets $17-$25 (divers rabais: étudiants/ainés/groupes)
Rabais spécial: les billets pour dimanche le 4 novembre sont 2 pour 1 s’ils sont achetés d’ici le 2 novembre par téléphone uniquement
Le spectacle est présenté: mercredi-samedi, 20h; Matinées le dimanche à 15h—4, 11 & 18 novembre
Il y aura une discussion avec le public et personnes invitées les 4, 6, 8, 11, 13 et 15 novembre
Billetterie: 514 982-3386 ou en ligne