dimanche 17 février 2013

Les Enfants loups

Sortie du nouveau film du réalisateur japonais Mamoru Hosada, Les Enfants loups, Ame & Yuki, le vendredi 1er mars 2013, en exclusivité au Québec (Montréal).

"Les Enfants loups" est un film d'animation, mais il est parfois aussi troublant qu'un Kubrick, aussi mélo, élégant et stylisé qu'un Sirk. L'image est systématiquement frappée par la grâce, l'humour tendre et l'éclat.— Olivier Séguret (Libération)
Mamoru Hosoda, grand maître de l'animation japonaise nous offre une saga familiale hors du commun qui nous tient en haleine sur près de deux heures. Ambitieux et divertissant. — Emmanuelle Frois (Le figaroscope)

Après La Traversée du Temps (2006) et Summer Wars (2010), Mamoru Hosada nous raconte l’histoire de l’étrange destin d’une jeune mère et de ses deux enfants pas comme les autres. À la fois conte de fées moderne, allégorie sur l’éducation, et hommage aux mères, le film s’adresse à tous, parents et enfants.

Synopsis
Hana (Fleur), une jeune étudiante tombe amoureuse d’un étudiant solitaire qui lui révèle être un homme-loup. De leur union, naissent deux enfants : une fille, Yuki (Neige) puis un garçon, Ame (pluie), qui sont moitié humains, moitié louveteaux. Leur vie se déroule de façon paisible à la ville jusqu’à ce que le père disparaisse brutalement. Hana décide alors de quitter la ville pour élever ses enfants.

vendredi 15 février 2013

Les Bas-Fonds, photo

La Cicatrice, film sur la vengeance

Pipingo Films et Alma Films sont heureuses d’annoncer la sélection du film La Cicatrice de Jimmy Larouche dans de nombreux festivals internationaux avant sa sortie en salle au Québec le 12 avril.

Il sera en compétition dans la section Narrative Feature Competition au Cinequest Film Festival de San José (Californie) du 26 février au 10 mars 2013. Le film sera ainsi éligible à une bourse de 25 000 $. Cinequest est l'un des 5 plus grands festivals se spécialisant dans la présentation de premières œuvres et de nouveaux cinéastes. L'an dernier, plus de 95 000 visiteurs y ont participé. www.cinequest.org

Le 15 février 2013, La Cicatrice sera le film d'ouverture du festival Cinesonika à Derry, en Irlande du Nord. Il s'agit d'un des premiers festivals au monde à se spécialiser dans le « design sonore » des films. Ce sera l’occasion pour Jimmy Larouche d’être invité à faire une conférence sur l'importance d'un montage sonore créatif et de qualité pour toute œuvre cinématographique. www.cinesonika.com

Puis, le film sera en compétition dans la section Panorama du Fantaspoa Film Festival de Porto Alegre au Brésil, du 3 au 19 mai 2013. Il s'agit du plus grand festival de film fantastique d'Amérique Latine. www.fantaspoa.com

Écrit et réalisé par Jimmy Larouche, La Cicatrice aborde la question de la vengeance utilisée comme moteur narratif afin d’explorer des thématiques difficiles telles la violence conjugale, l’alcoolisme et l’exclusion. Il a été entièrement tourné au Saguenay-Lac-St-Jean afin de démontrer qu’il est possible de développer une industrie cinématographique régionale et éventuellement, de contrer une partie de l’exode des jeunes artistes vers les grands centres urbains.

Les principaux rôles sont tenus par Marc Béland, Patrick Goyette, Normand D’Amour, Joëlle Morin et Martine Francke. Le film prend l’affiche le 12 avril 2013 au Québec.

http://www.facebook.com/LeFilmLaCicatrice

Anaïs Barbeau-Lavalette, Artiste pour la paix 2012

Anaïs Barbeau-Lavalette proclamée Artiste pour la paix de l’année 2012

L’École de la montagne Rouge et Magnus Isaacson reçoivent des prix Hommage

L’auteure et cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette est nommée Artiste pour la paix de l’année 2012. C'est le jour même de son retour du Festival de Berlin qui a présenté son film Inch’ Allah, que les APLP ont voulu souligner les actions de paix internationale de la réalisatrice : son regard lucide et équilibré sur les violences dans la Palestine occupée, tant celles de l’armée d’Israël que celles des plus fanatiques partisans du Hamas a séduit le conseil d’administration des APLP. Très préoccupée par les problèmes de paix au Moyen-Orient, Anaïs a effectué six séjours en Palestine, en particulier à l’université de Bir-Zeit. On se souvient qu’elle a aussi tourné un documentaire intitulé Se souvenir des cendres - regards sur Incendies (de Denis Villeneuve, film basé sur une pièce écrite par l’APLP 2008 Wajdi Mouawad).

Les APLP tiennent aussi à rappeler sa campagne de clips « Unissons nos voix » avec Émile Proulx-Cloutier pendant la campagne électorale fédérale de 2008, mais surtout, sa solidarité exemplaire avec les autochtones du Wapikoni mobile de sa mère et avec les enfants d’Hochelaga-Maisonneuve, tendrement mis en scène dans son livre Je voudrais qu’on m’efface et son film Le ring, mis en musique par Catherine Major.

Les APLP ont aussi décerné un prix Hommage posthume au cinéaste-documentariste engagé Magnus Isaacson (1948-2012). Trois de ses œuvres réalisées au sein de l’Office National du Film, Uranium (1990), Tension (1996, sur les Cris face au projet hydroélectrique de la Baie James) et La bataille de Rabaska (2004, sur la contestation contre un port méthanier) exprimaient son ardente indignation face au non-respect de l’écologie par des gouvernements. Magnus terminera sa vie en travaillant sur des sujets de justice sociale : Vue du sommet (2002, regard sur les manifestants contre le Sommet des Amériques), L’Art en action (2009, sur l’ATSA APLP2008), Les mémés déchaînées (2010, sur les militantes pacifistes connues sous le nom de Raging Grannies) et Ma vie réelle (2012, sur cinq jeunes de Montréal-Nord).

Enfin, les APLP ont attribué un prix Hommage à l'École de la Montagne Rouge, ce groupe d'étudiants en design graphique de l'UQAM qui ont donné au printemps Érable sa spectaculaire signature visuelle. Le collectif a démontré dans une expérience terrain généreuse que l'art attise l’esprit ludique et pacifiste en temps de crise et ont ainsi inspiré les autres générations à participer aux changements de société.

Ces jeunes nous ont rappelé qu’en héritant du monde, ils refusent de se voir contraints à l’endettement pour s’éduquer, s’objectent de le voir corrompu par des politiques hostiles, ou souillé d’amiante, de gaz de schiste, de déchets nucléaires et entaché d’injustices. Ils rejoignent ainsi les actions des Artistes pour la Paix.

Renseignements : www.artistespourlapaix.org



mercredi 13 février 2013

Vidéo officielle, Woodkid - I Love You


C'est fou ce que cette vidéo me fait penser à Installation, de Steinar Bragi, publié aux Éditions Métailié, Paris... Un roman noir, une fiction entre New York et l'Islande. « Quel malentendu. Indomptable, éternelle et imbécile arrogance de la virilité. »

Ou encore cet autre roman, ou plutôt récit puisque c'est une histoire vraie, Nuage de cendrede Dominic Cooper, aussi publié aux Éditions Métailié, Paris. « À présent, Jon ne pensait plus guère qu'à Sunnefa, qu'il n'avait pas revue depuis très longtemps. »

http://servicesmontreal.com/jacqueline/l.bragi.installation.html
http://montreal157.blogspot.com/2012/03/livres-nuage-de-cendre-ou-michel.html


mardi 12 février 2013

Miniatures de José Navas à l'Agora de la danse

Chorégraphe et interprète ] José Navas
Musiques ] Jean-Sébastien Bach, Vincenzo Bellini, Frédéric Chopin, Claude Debussy, George Gershwin, Maria Grever, Antonio Vivaldi
Éclairages ] Marc Parent
Costumes ] José Navas

Compagnie Flak ¬ José Navas
Miniatures
27-28 février, 1er mars 20 h


Miniatures, pièce créée en 2008 à l’Agora de la danse, connut un succès retentissant et marqua les esprits. José Navas a eu envie de faire revivre cette oeuvre qui revêt une importance particulière dans son répertoire. Retour aux sources pour ce créateur qui se révèle dans toutes les nuances et les subtilités d’un danseur mature. Exposant la fragilité du soliste qui met son âme à nu, cette véritable bête de scène invite le public à une rencontre intime avec l’artiste et avec l’homme dans un dévoilement inédit de son histoire personnelle et de ses amours. C’est ainsi qu’il passe d’une vibrante solitude, dansée sur un prélude de Bach, à une heureuse sérénité, traduite en une gestuelle fragmentée sur une aria de Vivaldi. Entre-temps, il aura exploré les ondulations décadentes de Bellini avec la Callas, il aura plongé dans la douleur du deuil avec Adolfo Guzman, il aura admiré le Clair de lune de Debussy, puis il aura retrouvé courage et aimé passionnément sur la voix de Judy Garland et la musique de Chopin. À l’instar d’un chanteur a capella livrant sa voix sans artifice et sans support, il épure le mouvement pour laisser vibrer l’émotion en lui-même et dans la salle. Un travail d’état bouleversant de profondeur et d’authenticité. Journal intime formé de sept courts solos sur des musiques choisies, ce spectacle des plus romantiques est un coup au coeur touchant et vivifiant.

Quelques mots du chorégraphe
La première fois que j’ai vu une soliste, c’était Risa Steinberg, au tout début des années 80. Elle interprétait des créations d’Isadora Duncan et autres pionniers de la danse moderne. Ébloui, je sentis naître mon amour pour la forme du solo et le désir d’en créer inspira mes premiers essais chorégraphiques. En peinture, les miniatures sont des représentations extrêmement détaillées de la réalité sur de minuscules formats. L’oeil n’y voit d’abord qu’un amoncellement de couleurs puis, en s’approchant, il découvre un paysage surprenant, tout un monde. Ainsi, Miniatures est faite de paysages gestuels surgis du fond de ma mémoire. Souvenirs furtifs d’histoires d’amour ou de désir charnel. Après 30 ans passés à danser, à l’heure où mon corps accuse de plus en plus le passage du temps, je réaffirme avec cette oeuvre ma passion pour le solo et renouvelle mon désir d’en créer. Quels que soient mon âge et les conditions de création.


Une coproduction de l’Agora de la danse.

Parole de chorégraphe, le 28 février après la représentation.

À propos de l’Agora de la danse
Depuis plus de 20 ans, l’Agora de la danse représente dans le paysage culturel québécois un espace de prédilection pour les créateurs et les amateurs de danse contemporaine. Lieu important de diffusion de la danse contemporaine dont la réputation est solidement établie, l’Agora de la danse est aussi un lieu de création, de soutien à l’expérimentation, et d’encouragement à l’innovation.

Le prix des billets est de 32 $ (26 $ pour les aînés, 24 $ pour les étudiants, les professionnels de la danse et tout spectateur de 30 ans et moins).

Renseignements et réservations : billetterie du Studio de l’Agora de la danse
(840, rue Cherrier, métro Sherbrooke) 514 525-1500, réseau Admission 514 790-1245.

Source \ Nicolas Sado, relationniste et adjoint aux communications
agoradanse.com
http://www.agoradanse.com/sites/default/files/documents/agoradeladanse-13-comm-miniatures.pdf



lundi 11 février 2013

Grains de sable

« Une odeur de soldat… pas son odeur à lui »
Du 7 au 16 mars 2013 au Studio Espace Libre
1945, rue Fullum, Montréal
Du mardi au samedi à 19h30
Vendredi 8 mars à 18h30, suivi d’une table ronde
Présenté par Voyageurs Immobiles

Un théâtre documentaire construit à partir d’entretiens avec des militaires et leurs femmes.

Conception et mise en scène, Milena Buziak | Dramaturgie, Pascal Brullemans

Billetterie Espace libre | 514-521-4191 ou achat en ligne | espacelibre.qc.ca

Six comédiens empruntent les voix d’hommes et de femmes liés d’une façon ou d’une autre à la mission de l’armée canadienne en Afghanistan : trois hommes, un colonel, un adjudant, un caporal ; trois femmes, épouses de militaires. Ce chœur nous révèle six tranches de vie et autant de véritables confidences sur leurs expériences du déploiement et, surtout, du retour.

« T’as ton arme dans tes mains, huit heures après t’as ton bébé dans les bras. »

Construit en tableaux, le texte sert de fil pour retracer des moments marquants de cette expérience qui les lie les uns aux autres. Leurs paroles s’entremêlent, se répondent, se contredisent parfois. En préservant la singularité du langage de chacun des interlocuteurs, le texte devient partition musicale.

« C’est-tu niaiseux, j’y retournerais... »

Le théâtre ici est lieu de rencontres : entre le « réel » des entretiens et la « fiction » théâtrale, entre ce qui est, ce qui n’est plus et ce qui n’a jamais été – un espace où les frontières oscillent et s’effacent.

Voyageurs Immobiles est une compagnie de création qui rassemble des artistes de diverses cultures autour de projets théâtraux contemporains. Grains de sable est le quatrième projet de cette compagnie cofondée en 2009 par Milena Buziak, jeune metteure en scène issue de la communauté polonaise, également interprète français-anglais-polonais à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, et pilote privé d’avions et de planeurs.

Chaque représentation est suivie d'une discussion avec le public.

Distribution
Kathleen Aubert - Jean Belzil-Gascon - Jean-Guy Bouchard - Isabelle Miquelon - Isabelle Montpetit

Équipe de création
Texte et mise en scène : Milena Buziak
Dramaturgie : Pascal Brullemans
Scénographie : Anne-Fréderique Préaux
Lumières : Hugo Dalphond
Son : Julien Éclancher, Tristan Henry, Calvin Clarke
Costumes :  Mélissa Perron, Amélie Jodoin
Assistance à la mise en scène : Priscille Amsler
Direction de production : Anne-Sara Gendron

Notes de la metteure en scène
En août 2007, suite aux pressions populaires, l’autoroute 401 en Ontario a été rebaptisée « Autoroute des héros » en l’honneur des soldats morts au combat en Afghanistan. Dans les jours qui suivirent, on rapatria au pays les corps de trois soldats de la base de Valcartier tombés en mission. Des milliers des personnes, même si défavorables à cette guerre, saluèrent les dépouilles, les larmes aux yeux, tout au long de leur parcours vers l’autopsie sur cette fameuse autoroute. Voici nos héros, morts pour la patrie.

Ce projet est né de cette image, que j’ai profondément ressentie comme une hypocrisie nationale. Plusieurs questions me sont venues : un soldat mort est-il plus un héros qu’un soldat vivant? Où sont les blessés? Les blessures invisibles sont-elles aussi héroïques que les visibles? Un soldat peut-il partager son expérience, ses souffrances, ses souvenirs? Qui peut l’entendre? Que vit une épouse qui attend le retour de son mari guerrier? Pourquoi veut-on être soldat?

Inspirée par une photographie des Forces canadiennes où un soldat se fond complètement dans le désert qui l’entoure, je travaille sur les dualités : le contraste et l’absence de contraste, l’ombre et la lumière, la voix et le silence, le groupe et l’individu. Au fur et à mesure du travail avec les acteurs, nous avons défini le sable comme l’élément commun de tous les personnages. Sable qui envahit tout, qui obstrue parfois la vision, brouille les frontières entre le réel et l’irréel et permet une rencontre entre ce qui est, ce qui n’est plus et ce qui n’a jamais été, la présence et l’absence se faisant exister l’une l’autre, se répondant pour transformer les sources documentaires en expériences artistiques et en espaces d’échange. Le public, qui fait partie de l’espace de représentation, est pris à témoin à son tour.... La mise en scène : à la recherche d’un espace commun.