mardi 6 mars 2012

Violences faites aux femmes : Guerres psychologiques

On les accepte à moitié, au quart, au tiers ; on leur met des plafonds de verre - c'est-à-dire qu'on leur permet de voir tout en haut, on leur permet de travailler comme des damnées pour y arriver mais qu'au moment de pousser la porte il se trouve un pied pour nous faire tomber et nous empêcher d'y accéder... après c'est facile ils n'ont qu'à se dire entre eux, en riant de nous, que nous sommes passées-date, périmées, déchues, trop vieilles.

On les bloque ; on les niaise ; on rit d'elles ; on leur dit que leur petite affaire est trop petite ; on croit qu'elles sont incapables de se servir de leur tête et qu'on se le dise dans les réunions-partouses masculino-masculinistes-masculinatoires stratégiques de nuit avec les pions volants porteurs d'ordres qui repartent tout de suite à la levée du jour !

On les exclut ; on les laisse pâtir dans des postes surchargés et mal payés ; on ne leur offre jamais autre chose, sauf si elles sont filles de, femmes de, maîtresse de, soeur de...

On les regarde de travers, de côté, de haut, par en-dessous des narines...

On les guette ; on les espionne ; on les copie quand les idées sont bonnes = voir Guerres économiques !

On s'associe à des femmes pour mieux écraser celles qui ont du talent - il y a toujours eu des traîtresses, sinon il n'y aurait jamais eu de Madames qui géraient les bordels.



8 mars, Journée internationale des femmes

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