mardi 6 mars 2012

Le 8 mars, ça sert à quoi ?

Vu les maux de ventre que me donnaient les romans-savons quand je manquais l'école dans mon enfance et mon adolescence, je ne pensais jamais me mettre plus tard à écouter les émissions dites ronflardes dans lesquelles les gens viennent témoigner de leurs malheurs. Pourtant, quand je n'ai pas été acceptée par le cercle infernal mesquin qui occupe Montréal, je l'ai fait et j'en ai été récompensée puisque une émission fut un jour consacrée, justement, aux femmes que les amis du conjoint n'acceptent pas, aux vacheries et saloperies qu'elles avaient subies, aux manigances auxquelles elles avaient été confrontées, aux écueils sur lesquelles elles ont buté. Bref, les femmes en mangent... en masse.

Chère belle-famille,
Quand est-ce que les femmes cesseront d'être victimes de sabotage, d'actes de malveillance ?
Avant que les jaloux et les jalouses me posent la question, je réponds déjà, comme Rachida Brakni au Thé ou Café de dimanche matin qui nous a par ailleurs offert un très intéressant dos-à-dos, « Je me sens pas plus légitime que quelqu'un d'autre », mais je suis infiniment concernée, étant victime depuis plusieurs années (huit, au moins, que je m'en rends compte avec certitude) d'un abuseur à double ou quadruple face qui s'acharne à m'effacer des listes partout où il passe. Je pense qu'il irait certainement jusqu'à travailler gratuitement pour ça mais avec les réseaux masculinistes actuels, qui nous donnent à voir ce que vous allez voir comme disait un cancre qui s'est rendu à VP dans une grande banque canadienne, nul besoin de se priver...

En tout cas, je propose une critique, que je n'ai pas rédigée à la Place des Bidets, en pensant à un autre parmi tant d'autres pédant millionnaire suce-la-cenne malhonnête qui ne m'a jamais versé le moindre dollar pour tout le travail que j'ai fait. Pauvre Jeanne Mance a bien donné l'exemple en s'occupant du financement mais en ne recevant jamais de reconnaissance valable pour sa peine.

 En Afrique, c'est autre chose en plus. Sachant comment les hommes s'acharnent ici avec les soi-disant lois que nous avons, on ne peut que se sentir solidaires et retenir les témoignages d'une excisée, d'une exciseuse, d'un médecin Africains. En Chine, c'était autre chose aussi, elles subissaient chaque minute de leur vie dès un très jeune âge le supplice des Pieds bandés. Il existe en effet toute une panoplie de mutilations et violences faites aux femmes.


Le malheur, c'est très certainement la pire lâcheté qui soit : celle de regarder sans rien dire, sans s'insurger ; finalement regarder et, de fait, approuver. Regarder et soutenir les abuseurs. Et on se met à vraiment apprécier encore davantage les films d'Isabelle Huppert, à apprécier les enquêtes de Miss Marple ou de polisse étant donné que typiquement, un manipulateur s'organise pour isoler ses victimes. Ou encore pour s'attacher toute une communauté contre une seule comme l'a souligné Agatha Christie au tout début de son Crime de l’Orient-Express

En fin de compte, on se demande quoi faire à Montréal et on apprécie toujours autant Catherine Deneuve de même que Pauline Julien mais on s'inquiète pour les Isabelle Gascon de ce monde. Alors, on s'occupe à compiler quelques films d'hier et d'aujourd'hui, des pièces de théâtre marquantes concernant les femmes, des livres marquants écrits par des femmes, à propos d'histoires de femmes. Car les malheureuses comme la jeune fille de 16 ans existent. 

Surtout que ce n'est pas une blague que Montréal institua un jour le MOIS de l'histoire des femmes qui ne dura que 15 JOURS et qui ne revint plus jamais. Quoi de neuf «à l'hombre» de la collusion sexiste ?

Surtout que ce n'est pas non plus une blague qu'à Montréal, la shit job revient habituellement à une femme.



L'Inégalité FEMMES-HOMMES en France, c'est pareil au Québec, m'a amenée à écrire un petit article, en cette saison de trophées d'artistes, à propos du livre dont le titre m'a le plus fait rire intérieurement, tellement il souligne la vérité.

Je me suis même mise à la poésie avec mes poèmes aberrants A Montréal, la franc-maçonnerie..., et mes délires critiques, aberrations et caricatures. Quand est-ce qu'on arrivera, comme Pink Floyd, à démolir CE MUR DANS LES TÊTES DES HOMMES ?

 Parce que non seulement ils nous font des violences physiques mais ils n'en finissent plus par ailleurs avec leurs guerres psychologiques autant qu'avec leur guerres économiques, ce qui fait que chaque augmentation universelle du coût de la vie affecte beaucoup plus les femmes aux salaires méprisants, aux statuts de travail réducteurs. Alors, on se demande si la jalousie des hommes entre eux ou à l'égard des femmes ne tiendrait pas une source locale chez les mêmes que la rivalité Québec-Montréal.

C'est trop ?
Oui, c'est toujours trop, on le sait, quand c'est pour les autres... Mais toutes ces guerres que nous livrent les hommes doivent prendre fin. SVP lavez cette mauvaise habitude, par devant et derrière, utilisez donc les jets que vous avez fait jaillir à grands frais.


Ahhhh!!
Allez donc faire cuire des tartes !

Maire Drapeau, priez pour nous !




8 mars, Journée internationale des femmes

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